DélégationAriège-Garonne

Un combat pour s’intégrer

Souhila et sa fille

Souhila est une jeune maman algérienne de 23 ans, hébergée dans un hôtel social par le « 115 ». Au Secours Catholique d’Ariège-Garonne, elle a été accueillie au sein de l’équipe Cap Bébé, qui accueillent des mères isolées, une demi journée par semaine. Voici décrit son parcours d’intégration.

Sans papiers, elle n’a pas le droit de travailler et se trouve donc sans ressources, exceptée l’allocation de 150 € qu’elle perçoit tous les trimestres du conseil départemental pour l’entretien de sa fille de deux ans et demi. Elle a réussi à obtenir une promesse d’embauche dans une boulangerie-pâtisserie grâce à sa double formation en secrétariat et pâtisserie et espère que les démarches pour régulariser sa situation vont aboutir positivement et rapidement.

En attendant, elle se débrouille comme elle peut, en économisant sur l’allocation du conseil départemental pour payer son titre de transport et quelques aliments spécifiques pour sa petite fille. Pour le reste, des associations lui accordent une aide pour l’alimentaire, pour ses démarches administratives et pour subvenir aux besoins de sa petite fille.

Au Secours Catholique, elle a été accueillie au sein de l’équipe Cap bébés, qui accueillent des mères isolées, une demi journée par semaine. Là-bas, Souhila dit vivre de la solidarité et de l’entraide. Elle retrouve des mamans dans la même situation qu’elle. Elles discutent, se soutiennent mutuellement, elles partagent leurs difficultés, leurs informations ; elles s’entraident pour trouver des solutions.

La vie de Souhila n’est pas simple, et la situation sanitaire a aggravé ses difficultés. Lors du premier confinement, elle, comme d’autres mères, aurait eu du mal à s’en sortir sans le soutien des bénévoles pour leur procurer des produits d’hygiène pour sa fille et elle, ainsi que de la nourriture, pour compléter ce qui était donné.

Actuellement, même si elle sort pour emmener et chercher sa fille à l’école, Souhila dit craindre les contrôles de police et la reconduite aux frontières et n’ose pas trop sortir. Elle passe ses après-midi avec sa fille à l’hôtel. Elle garde le lien avec les bénévoles de Cap bébés et les mamans par téléphone, dans cette période où il n’est plus possible de se retrouver.

Quand on lui demande comment elle trouve l’énergie de continuer d’avancer, elle répond : « La France est un pays de droit et de loi. Un pays d’égalité. Malgré mes difficultés, je vis tranquillement avec ma fille. Les gens sont ouverts d’esprit. Je trouve des gens et des associations qui m’aident et avec qui je peux partager mes difficultés, donc je ne me sens pas seule. Et il y a plein de bonnes choses pour ma fille ici.  »

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